Confinement vs Violence Conjugale, Major Bikela trace un tableau

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Bikela Mundele Mimi, commandant de la police de protection de l’enfant et prévention de violence sexuelle pour la ville de Kinshasa.

Recevez-vous souvent victimes des violences conjugales ?

Effectivement c’est ça notre travail Nous recevons tout les cas en rapport avec les violences et toutes les formes de violence.

Dans quel état arrive souvent les femmes victimes des violences conjugales ?

Ça dépend du degré de violence que la femme subit de là où elle vient. Il ya de ces femmes qui sont fortement battues et n’arrivent même pas à marcher parfois c’est les voisins qui appelent et nous on intervient. Autre fois nous avons intervenue à une maison où le monsieur tabassait sa femme qui avait une grossesse à terme.

Les femmes ont elles les courage de de porter plainte contre leurs mari?

Elles ont ce courage mais elles ont parfois pitié et reviennent pour retirer leur plainte. Dans l’idée de sauvegarder l’image du foyer.

En RDC on parle régulièrement de violence sexuel et on met rarement l’accent sur le violence conjugale. Est-ce parce que notre société normalise cela?

Nous avons jusque là des négligences ou parfois de l’ignorance pour dire que l’homme a le droit de taper sa femme dans le foyer. C’est ce qui freine beaucoup de femmes à dénoncer ces violences. Mais nous avons toujours rappellé et sensibilisé les femmes que le mariage ne donne pas accès à un conjoint de taper sur l’autre. C’est plutôt une union que chacun se donne des limites par rapport à sa force. On est pas ensemble pour se battre mais plutôt pour avoir l’amour et la paix.

Quel est la période de l’année pendant laquelle vous enregistrez un grand nombre de délit de violences conjugales?

Habituellement c’est à partir du mois de décembre que nous enregistrons un grand nombre de cas de violences. Mais ce qui a marque le plus, c’est cette période de confinement où nous avons remarqué que le taux des infractions de violences conjugales est à la hausse. Plus de 350 cas ont déjà été enregistré.

Nous appelons les femmes, qui jusque là essaient de garder silence pour sauvegarder l’image de leur foyer, cette histoire au début semble être facile à gérer quand on accepte les gifles et les coups mais une fois habituer vous risquez un jour de recevoir un coup que vous ne pourriez plus vivre et ça sera tard pour dénoncer

Propos recueillis par Christelle KABANDA

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